vous proposent des stages de Tantra, d'épanouissement, et de beauthérapie
ÉCOLE DE SENSUALITÉ ET D'INTIMITÉ SACRÉE
© Alliance-Réseaux | Crédits photos | Mentions légales | Joëlle et François Notter • Lavergne - 33350 PUJOLS • Tél. +33 (0)5 57 40 77 50 • fnotter@francois-notter.com
Le cadeau de la "Situation tantrique".
Comment favoriser des "mises en situation" tantriques au quotidien ?
LA “SITUATION TANTRIQUE”


Qu’est-ce qu’une situation tantrique ?
Comment pouvons-nous favoriser des mises en situations tantriques ?

Une situation tantrique est une expérience sensible et sensuelle qui nous convie à toucher l’essence spirituelle de la vie... et d’être touché et traversé par elle.

Une situation tantrique transforme notre relation à notre environnement et notre relation à nous-même.
C’est comme une porte (initiatique) qui s’ouvre et permet le passage à encore plus d’amour et de plaisir dans notre vie de tous les jours.
C’est comme un processus magique ou alchimique qui se met en marche, qui se développe et s’épanouit. Permettant ainsi la création et l’accouchement d’une réalité plus vaste et plus profonde. Une réalité métamorphosée. Une réalité spirituelle...

C’est comme si, tout à coup, d’autres vagues de vibrations faisaient leur apparition et s’amplifiaient les unes après les autres;
Comme si la saveur de l’instant se modifiait et devenait plus noble, plus riche et plus féconde.

Caresser la noblesse de chaque parcelle de vie.
Pénétrer la richesse du cadeau offert à chaque surprise nouvelle.
Admirer la fécondité émouvante qui accompagne chaque instant de bonheur profondément vécu.
Et donner à la liberté personnelle de l’espace et du temps... sans conditions.

Chaque situation tantrique peut apporter ce supplément d’âme et cette énergie divine qui ne demandent qu’à illuminer nos jours.

Chaque situation tantrique met en oeuvre une partie (ou parfois la totalité ?) de notre système perceptif et sensitif... pour nous conduire quelque part, pour nous introniser au royaume de notre conscience nouvelle et de notre lumière intérieure.

Le tantra, à travers la quête spirituelle qu’il propose, se nourrit de sensations, et s’appuie sur l’activité de nos 5 sens (et parfois du 6e).
Il a besoin de l’art de nos sens, à notre entière disposition pour nous apprendre à mieux vivre et à favoriser l’extase rédemptrice.

Aussi, nous vous proposons d’aborder cette attitude tantrique, cette recherche spirituelle, cette ouverture à l’indicible (ou indice cible ?), en observant votre capacité à utiliser vos cinq sens dans vos activités humaines et vos plaisirs de tous les jours.

L’éveil est une jouissance permanente au quotidien. Cela demande, bien sûr, un certain entrainement. Cela ne tombe pas du ciel !

La vie nous fait le cadeau de nous donner un fragment d’extase à chaque fois que nous la vivons intensément, sensuellement... et matériellement.

Chaque instant totalement vécu semble être le seul moment où nous peuvons arriver facilement à cotoyer cette extase.
A partir de ce petit bout d’extase, nous pouvons partir à la rencontre d’un plaisir plus profond, menant à une extase plus vaste et plus ancrée.

Partons du genre d’extase que nous connaissons dans notre vie courante. C’est celui qui est lié à nos petits ou grands plaisirs du quotidien, seul, à deux ou à plusieurs...
Ce genre de petite extase peut vite devenir un tremplin sympathique vers d’autres niveaux plus subtils et plus puissants. Plus puissamment jouissifs !

Les mystiques atteignent l’extase, mais certains restent déconnectés du réel et du monde matériels. Aussi, leur expérience se révèle incommunicable aux “communs des mortels” !
Seule la vraie réalisation, réalisée concrètement, est contagieuse. Seule l’expérience vécue, et incarnée pleinement dans la matière, garde sa force et transmet de l’énergie.

Ne confondons pas la “réalisation de l’esprit” et “l’esprit de la réalisation... concrète” !
L’esprit a besoin du concret pour se réaliser. Sinon, nous ne serions pas les passagers plus ou moins involontaires de ce beau vaisseau terre, qui se révèle être un terrain d’incarnation par exellence. C’est à dire un lieu ou un espace, d’action tangible et de travail concret.

Dieu est en nous. Les anges, nos ancêtres et tout un petit monde invisible, prennent peut-être un grand plaisir à s’incarner avec nous.
Ils se servent gentiment de nous comme véhicules ou vecteurs terrestres, ayant la possbilité de vivre des expériences terrestres...
Ils ont probablement besoin de nous pour vivre et jouir concrètement. Comme nous avons besoin d’eux pour vivre et jouir sur d’autres niveaux.
Laissons ces échanges de plaisirs, liés à des fréquences somme toutes complémentaires, se tisser pour le bonheur de tous !

Décoller... oui, c’est une expérience ! Elle s’enrichit d’autant plus qu’elle est fécondée ou ensemencée par notre vécu concret et nos réalisations les plus pragmatiques.
Se “droguer” au décollage perpétuel, ou se “shooter” aux vibrations du 9e chakra... déconnecte tout simplement du reste, c’est-à-dire de la réalité humaine et ter-restre.

Ne sommes-nous pas sur terre pour être des humains... et non des anges ? N’habitons-nous pas ce corps et cette incarnation pour éprouver, ressentir, déguster ce que la vie humaine, si pleine d’aventures et de possibles, nous offre à volonté ?



Le TOUCHER: où comment rencontrer le tout-chez-soi, et chez la chose, le végétal, l’animal ou la personne touchés.

Ah! que c’est touchant... d’être touché !
Ah! que c’est émouvant de toucher, caresser, découvrir, frôler ou palper une forme, un volume, une surface... un être ou un “monde” en vie.

Etre touché, être ému, être mu par l’énergie qui circule alors...
Etre réveillé, là où il y à “tout chez soi”, là où se vit l’essentiel.

Lorsque, en plus, c’est un bon pote qui vous touche madame... vous touchez le jack-pot ?
Or que se passe-t-il souvent: on botte en touche ! Et on se trouve plein de bonnes raisons pour le faire (tant qu’à se faire mal, ou ne pas se faire du bien, faisons le “raisonnablement” !).

Et si on renvoyait la balle au centre... au centre de notre plaisir profond, au centre de nos besoins vitaux d’être humain incarné ?
Et si on faisait un pied de nez à toutes ces raisons qui finissent par avoir raison de notre enthousiasme, de notre dynamisme et de nos élans sympathiques vers un plaisir créatif, toujours renouvelé et toujours vivant ?

Et si on laissait se la couler douce l’énergie divine qui vit en nous ? Celle que nous avons, à tout moment, la possibilité de faire vibrer, pétiller et rayonner... A condition de faire le vide en nous, et de prendre garde à ce que notre mental ne prenne pas toute la place !

Au-delà du perfectionnisme des dernières retouches imposées, osons le toucher spontané, sans rester tanné par le mental et ses méthodes, techniques ou ses scénarios préconçus. Ceux-ci ont parfois leur utilité pour nous aider à mettre en marche, ou prendre par la main notre belle richesse intuitive et l’immense savoir de notre univers corporel intime.

Mais, sachons les laisser suffisamment de côté, pour laisser la place à l’expression directe, à l’échange souple et tissé de belles surprises.

Sachons danser la main dans la main avec nos ressources proprioceptives et nos radars tactiles.

En un mot: devenons le toucher lui-même. Et vivons intensé-ment au coeur de ce qui ment tellement moins que les mots ou la tête !

Les instants de la journée où les possibilités d’expériences, de sensations au niveau du toucher sont finalement innombrables.

Nous nous proposons de vous en décrire divers exemples...


Un petit parcours de toucher au réveil.

Avant de me lever, de bondir, une de mes main garde encore la sensation du velouté de l’oreiller renondit, alors que l’autre reste imprégnée du galbe du sein de ma chérie avec lesquel elle était en contact.

Je sors du lit, la plante de mon pied droit (de préférence) redécouvre comme chaque matin le contact avec la douce peau de mouton qui fait office de descente de lit (merci mouton !).

Mon corps nu frôle le rideau qui est à côté du lit, je touche la poignée torsadée de la porte, mes pieds alternent sur le parquet ciré. Je pousse la porte en bois de la salle de bain. J’entre. Je tourne le robinet chromé arrondit et souple. Je prends de l’eau fraîche entre mes deux paumes et je m’asperge le visage. Je m’essuie les mains avec une serviette éponge moelleuse.
Je prends ma brosse à dent en plastique, etc... Puis j’apprécie une douce douche avec ces jets d’eau tiède ressentis sur tout le corps. Un rasage délicat testé à mains nu. Un peaufinage du visage avec une crème Aloé Véra, etc...

Que d’occasions de toucher et être touché !
Que d’occasions invitant à être pleinement présent au coeur de la sensation ou d’un groupe de sensations tactiles: Une main touche le pomm-eau de la douche, qui devient de plus en plus chaud. L’autre passe la crème de lavage sur différentes parties de mon corps.
Mes pieds reposent sur le bac à douche arrosés et entourés d’eau tiède.

Au rinçage, si j’ouvre la bouche, ma langue est touchée par le jet. Mes yeux réagissent à l’eau projetée. La sensation de l’eau qui entre en contact et coule n’est pas la même pour les différentes parties de mon corps. L’air chaud et le nuage de vapeur qui m’entourent me touchent aussi à leur manière, etc...

Cela aurait pu se résumer ainsi: Je me réveille, je me lève, je vais dans la salle de bain, je me rase, je prends une douche... et je commence à émerger. Je commence à être vaguement conscient de ce qui se passe, de ce que je fais, de ce que je sens. L’automatisme de mes gestes et réflexes m’a tout simplement “amené là”...

Evidemment dans ce cas, l’extase résultant de la relative présence à mes gestes et la conscience plutôt floue de mes sensations, n’est peut-être pas une extase ultime ! Elle ressemble plutôt à l’extase d’un zombie formaté... qui reste dans l’expectative d’un émerveillement plus consistant ?

Un entrain peut en cacher un autre...
Une sensation pleinement ressentie, savourée, dorlotée, fonctionne comme un “starter intime”. Elle se transforme en tremplin sympathique permettant d’aborder la sensation suivante, avec un “moteur de conscience” à température de croisière !
En se faisant un allié du temps, le pélerin du plaisir et de la pleine conscience gagne encore des points (et n’a plus à serrer les poings !).

Suis-je capable, au bout des cinq premières minutes de la journée (ou des 5 dernières, comme vous voulez) de faire le point sur tout ce que je viens de vivre, et en particulier sur ce que j’ai “engrangé” au niveau de mes sensations liées au Toucher ?

Puis-je laisser remonter à ma conscience tout ce qui a été mémorisé par mon véhicule terrestre, avec ses organes tactiles et ses radars de poche ?

Puis-je le décrire, avant que ma tête vole au secours de mon inconscience (ou de ma non-conscience), en récitant un discours convenu, ou en imposant un scénario artificiel loin du vécu réel... à côté duquel, je viens peut-être de passer ?
Un mental qui, au passage, en profite habilement pour reprendre le pouvoir sur ma petite vie de tous les jours, en me décrivant la vie que je “devrais vivre”, les sensations ou intuitions que je “devrais ressentir” ?

Vous l’aviez compris: le Tantra n’a pas pour vocation de vous transformer en un être virtuel qui ressent des sensations virtuelles...
si toutefois il s’autorise à en ressentir !

“Je n’ai pas le temps (de sentir)”: dit la tête.
Lorsqu’on n’a pas le temps de vivre, comment peut-on demander à la vie de nous offrir les innombrables cadeaux qu’elle a pris le temps de nous préparer avec amour, respect et gratitude ?

A noter: Être totalement dans la sensation ne prend pas plus de temps que lorsqu’on est ailleurs avec sa tête... où qu’on est nulle part !



L’aventure quotidienne du toucher conscient.

Le toucher permet de rencontrer, découvrir et explorer de nombreuses sensations. Parmi lesquelles la sensation de chaud, la sensation de froid. La sensation de douceur et celle de dureté. Le lisse, le rugueux. Le carré, l’anguleux ou l’arrondi. Le souple ou le raide. Le mobile ou le fixe. Le mouillé ou le sec. La pulsation ou l’inertie. “l’électrique” ou la “vibration plate”. Le très concret ou l’éthérique... etc

Parfois le chaud peut aussi être doux, lisse, arrondi, souple, mobile, mouillé, pulsant, électrique et très concret ! Petits vicieux, vous pensez à quelque chose ? (“Non, c’était pour faire avancer le schmilblick !”)

Aussi, il est possible de rester conscient de l’aspect doux, tout en ressentant l’aspect lisse, tout en captant l’aspect arrondi, tout en appréciant l’aspect souple, tout en jouant avec l’aspect mobile, tout en s’extasiant sur l’aspect mouillé... etc !
L’ensemble devient un bouquet de sensations, de parcelles de conscience qui se synergisent et se tissent pour offrir une dynamique ou un flot conduisant à l’extase.

Ce “bouquet” concernant le Toucher peut, bien sûr, confluer avec un autre ensemble de sensations concernant un autre domaine sensitif.
Lorsque je prends un mets délicat que je porte à ma bouche (aspect lié au toucher), je peux en apprécier la couleur, la forme (aspect visuel), tout en humant son fumet ou ses arômes (aspect olfactif), tout en me régalant de sa saveur exquise (aspect gustatif) et tout en écoutant du Mozart (aspect auditif). Non, ce n’est pas de la Mozzarelle !

Chaque aspect restant un combiné de diverses sensations: assemblages ou jeux de couleurs, arômes mèlés, goût composé de saveurs variées, une musique riche d’une symphonie de notes, de timbres, de “couleurs sonores”...

Et au centre de tout ce rassemblement (pacifique): la conscience.
La conscience amplifiée, alignée, renouvelée. Une conscience nourrie par tous ces apports sensitifs et ce vécu corporel intense.

Une intensité qui n’est pas due aux décibels sonores, ou aux feux des aliments pimentés, mais plutôt au feu de la conscience qui brûle les scories mentales parasites, restées accrochées au présent dans le monde intérieur de celle, ou celui, qui vit l’expérience.

Il y a une mémoire du plaisir. Certains bons moments jouent un rôle de préparateurs ou de tremplins pour d’autres qui pourraient suivre ou être vécus ultérieurement.

C’est comme un “effet boule de neige”...
Le corps préfère le plaisir et la détente (le lâcher qui suit l’apogée sensitive). Et de lui même, il y revient...
Il n’y a plus grand chose à faire alors, à l’écoute du corps, pour mettre en marche un processus (naturel) vers le bien-être et le bonheur.
Le passage, ou portail initiatique, le plus délicat est au moment où les vieux schémas (mortifères, de victime, d’auto-punition) sont amenés à “rendre l’âme”. Comme le dragon dans les contes, il rugit très fort avant de mourir et cherche à résister jusqu’au bout (et surtout vers le bout !).

Cela fait partie du Jeu ! Oser confronter ces “monstres intérieurs”, sans baisser la garde ou lamotivation, jusqu’à leur dernier râle ou leur capitulation...

C’est alors qu’apparait une nouvelle lumière accompagnée par le réveil du “feu intérieur”, celui qui régénère et libère... tout en brulant les dernières scories des “vieux blocages ou vieilles peurs”.

Ce “feu qui libère” conduit directement à l’extase ! Plus ou moins rapidement. Mais cet espace est d’une certaine manière “hors du temps” !
En tous cas; il a la faculté de transformer le désir humain... en plaisir divin ! Et cela sans obligation spéciale ou contrat intérieur d’aucune sorte.
Juste oser l’option du lâcher-prise réel ou de l’observation la plus neutre et la plus confiante... de ce qui se vit, tout seul, dans l’instant.


L’ODORAT: où comment apprendre à mieux sentir... pour se sentir mieux dans sa peau.

Nous sommes nés avec un nez; servons-nous en !
S’il est vrai que tous les chemins mènent aux arômes, tous les arômes bien sentis mènent au coeur de la marche vers soi, au plus proche du divin qui l’habite.

Qu’en est-il de notre bulle aromatique ? Comment vivons nous avec nos odeurs, nos parfums ? Certains croient que le parfum justifie les moyens (surtout si on a les moyens !), que le parfum réveille notre esprit et nourrit notre imaginaire. Il suffit de regarder la publicité pour les parfums de luxe: elle parle de sensualité, de nudité, de sexualité... bientôt de Tantra ?

Si nous sommes tous nés quelque part, certains réflexes (animaux) nous poussent parfois à marquer notre territoire par nos odeurs corporelles, et parfois à conquérir de plus larges espaces. En faisant fuir par des effluves ou parfums diversement appréciés ?

Ah ! ces espaces de senteurs et ces espèces de bouquets, plus ou moins personnalisés, plus ou moins artificiels ou synthétisés... L’artifi-ciel ne favorise pas vraiment l’accès au 7e ciel de la fragrance raffinée (raffi-nez, qu’ils disaient ?).

Dans ce domaine, le Tantra nous invite à développer notre présence à ce qui flotte dans notre air (l’air de rien). Pour garder la pleine conscience de ce que notre odorat nous transmet dans l’instant.
Préférons toujours l’instant présent, car une odeur d’hier, ayant dépassé la date de péremption, risque de ressembler à une puanteur aux relents du passé... dépassé !

Ressentir une odeur sans s’y accrocher. Jongler avec un arôme.
Faire du tra-pèze avec des parfums légers (des poids de senteurs ?)
Plonger dans les vagues des effluves magiques et des invitations exotiques...

Sentir: c’est tout un art ! Et sentir qu’on sent bien, sentir qu’on reste conscient de tout sentir, c’est le nec plus ultra... ou le nez plus ultime ?

Pour ceux qui ne sont pas nés de la dernière effluve de surabondance d’odeurs envoutantes, il reste à découvrir la puissance d’éveil que procure la réelle présence aux odeurs quelles qu’elles soient... agréables de préférence !
Aurais-je envie de parfum ronronnant dans mon air environnant ?

A noter: l’odeur a la faculté de nous renvoyer à des situations passées
(sans perdre nos facultés), auxquelles sont associées intimement des odeurs ressenties à cette époque-là.
La madeleine de Proust avait aussi une odeur !
Les violette de l’enfance Colette sentaient toujours aussi bon...


Un petit parcours odorifèrant au réveil.

Au sortir du sommeil, les sens s’éveillent et en particulier l’odorat.
Les effluves de la nuits abritées au creux de la couette prennent leur envol. Un parfum de corps vanillé agrémenté de notes de sous bois et de cuir ancien frôle mes narines et titille mon esprit.
La senteur des longs cheveux blonds de ma chérie s’enroule dans mon respir.
L’odeur de la chambre nourrit l’air ambiant. Les boiseries anciennes sont présentes olfactivement en contrepoint de la peau de mouton qui garde encore les subtils restes d’un relent de troupeau...

Dans la salle de bain, l’odeur du gel douche bio parfumé au judicieux mélange d’Ylang-Ylang, de lavande, d’orange douce et de miel naturel, agrémente la cérémonie des ablutions du matin. Le bouquet subtil de la lessive parfumée, resté imprégné dans la serviette éponge, continue l’ouverture de mes narines sensibles.

La crème après-rasage prend la suite de la symphonie aromatique;
quelques gouttes “d’eau singulière”, au parfum léger, complètera le tableau olfactif des premières minutes de la journée. Puis l’odeur des vêtements... en excluant les chaussettes de la veille qui ont légèrement mariné dans mes bottes en plastique.

Il y a déjà le choix de la palette olfactive et l’invitation répétée à cette expérience de pleine conscience au niveau des parfums et des odeurs du quotidien.

Je peux aussi “foncer tête baissée” en écoutant les infos du matin, la tête déjà bourrée de discours et de scénarios mentaux, et ne rien sentir, ne rien apprécier... puisque je suis ailleurs ! Ce qui revient à dire que je ne suis pas là où cela pourrait être bon, jouissif... c’est à dire divin !

Les choses sont simples et gratuites:
Un peu de présence, un zeste d’attention... et un joli sourire de compassion pour soi-même. Et le rituel se met en route, la magie sensorielle et spirituelle commence à opérer. Et le Tantra est déjà là.
Il est si proche... quand nous restons proche de nous-même et des multiples sensations qui tressent notre trame sensible, au fil de la journée.

Notre fil d’Ariane spirituel est là. Il n’y a pas besoin de partir en fusée à 50 000 m d’altitude pour croire atteindre un “haut-niveau spirituel” ! C’est en investissant divinement et totalement le bas, la matière, et l’instant présent qu’on peut directement se rapprocher de ce haut-niveau (quand je dis “le bas”; c’est le corps... sans oublier le bas du corps !)

Pas besoin de grimper au sommet d’une échelle (et de s’accrocher au pinceau fleuri, quand tombe l’échelle ?). Il suffit de considérer les choses à l’échelle humaine et de les vivre avec coeur, passion et conscience. Afin de favoriser la possible émergence de la puissance du divin dans nos diverses actions, méditations ou mouvements d’un quotidien le plus banal et le plus ordinaire... en apparence !

Si ce quotidien n’est pas aéré par le souffle doux de la conscience tranquille, les apparences finissent par sentir le rance... et c’est l’errance psychologique et spitituelle. Jusqu’au moment où l’instant présent est enfin investi et savouré pleinement !

François Notter Février 2007


Actualité > Cliquez sur les news
Site numérologie humaniste - Cliquez ici